Le chemin de sa destinée
01/07/2006 21:42 par tgv08
L'oiseau et l'enfant
à Comme un enfant aux yeux de lumière Qui voit passer au loin les oiseaux Comme l'oiseau bleu survolant la terre Vois comme le monde, le monde est beau Beau le bateau, dansant sur les vagues Ivre de vie, d'amour et de vent Belle la chanson naissante des vagues Abandonnée au sable blanc Blanc l'innocent, le sang du poète Qui en chantant, invente l'amour Pour que la vie s'habille de fête Et que la nuit se change en jour Jour d'une vie où l'aube se lève Pour réveiller la ville aux yeux lourds Où les matins effeuillent les rêves Pour nous donner un monde d'amour L'amour c'est toi, l'amour c'est moi L'oiseau c'est toi, l'enfant c'est moi Moi qui ne suis qu'une fille de l'ombre Qui voit briller l'étoile du soir Toi mon étoile qui tisse ma ronde Viens allumer mon soleil noir Noire la misère, les hommes et la guerre Qui croient tenir les rênes du temps Pays d'amour n'a pas de frontière Pour ceux qui ont un cœur d'enfant Comme un enfant aux yeux de lumière Qui voit passer au loin les oiseaux Comme l'oiseau bleu survolant la terre Nous trouverons ce monde d'amour L'amour c'est toi, l'enfant c'est moi L'oiseau c'est toi, l'enfant c'est moi










le temps
à LE TEMPS S'ECOULE Le Temps s'écoule à petits pas Les jours passent, moi je t'attend Mon coeur le sait que désormais Non, tu ne reviendras jamais. Le Temps s'écoule à petits pas Mes yeux se ferment pour ne plus voir Ma triste vie se dérouler Contrairement à ce que j'imaginais. Le Temps s'écoule à petits pas Ma pensée est un épais brouillard Où n'apparaissent que de tristes séquences De ma vie depuis ma plus tendre enfance. Le Temps s'écoule à petits pas Je sais pourtant qu'un jour viendra Où le Temps s'écoulera à grand pas Pour te rejoindre mon enfant Nous chanterons toutes les deux Enfin unies dans un même lieu Où là le Temps ne compte pas Où seul l'Amour est existant.





Nous nous regarderons
à AU FIN FOND DE L'UNIVERS Il viendra un matin Il me prendra la main Et nous partirons Au fin fond de l'univers. Nous nous regarderons Nous nous sourirons Et nous nous enlacerons Dans un tourbillon. Nous survolerons la terre Nous volerons dans les airs Nous serons heureux Nous vous dirons adieu. Nous voyagerons très loin Nous poursuivrons notre chemin Et quand nous serons arrivés Nous serons émerveillés D'avoir parcouru Depuis tant d'années Sans jamais nous reposer Des milliers de sentiers étoilés Qui nous auront conduit Vers la Vraie Vie Qui est l'Eternité Nous y demeurrerons à jamais.





SI J'ETAIS UN OISEAU Si j'étais un oiseau Je connaîtrais la liberté La liberté de voler De voler toujours plus haut Des villes et des pays Sans contrainte ni patrie. Si j'étais un oiseau J'aurais un compagnon Nous survolerions des ponts Des routes et des monts Nous chanterions des airs Qui voyageraient au delà des océans Des mers et des courants. Si j'étais un oiseau Je guiderais les pas De tous les oppressés De tous les innocents Je leur offrirais Une partie de mon coeur Rempli d'allégresse J'essuierais leur tristesse Et les inviterais dans mes pensées A voler à mes côtés. Si j'étais un oiseau J'offrirais au monde entier Ma liberté, qui deviendrait Un lien sacré entre un oiseau Et un être lié d'une seule et unique amitié. Si j'étais un oiseau Rien ne serait plus beau Si pur et si serein De choisir le chemin, sans s'égarer Le chemin de sa destinée.





JE N'AI PLUS LE TEMPS Je n'ai plus le temps Le Temps de vagabonder Vagabonder dans mille champs Champs de l'oisiveté... Je n'ai plus le Temps Le Temps de toujours chercher Eperdument, sans jamais trouver... Je n'ai plus le Temps De me pencher sur des regrets Regrets de quelque amant Que j'aurais pù rencontrer... Je n'ai plus le Temps De sans cesse compter Compter les mois et les ans Ans que je veux, de ma mémoire, effacer... Mais j'ai surtout le Temps Le Temps de prendre le Temps D'aimer passionnément De vivre intensément Ce précieux Temps Présent...





AIDES TOI ET LE CIEL T'AIDERA Dis moi qu'as tu fais de ta vie ? Dis moi quel chemin as tu pris ? Pour en arriver là Le coeur tout meurtri. Je sais, la vie n'est pas facile Je sais, le bonheur est fragile. Mais aides toi Et le Ciel t'aidera... Regarde autour de toi Et tu verras qu'ici bas Nombreux sont comme toi Qui cherchent dans le noir Et tombent dans le désespoir. Je sais, personne ne t'a écouté Je sais, personne ne t'a aimé Mais aides toi Et le Ciel t'aidera... Prends ta vie entre tes mains Et aides ton prochain Et quand tu n'auras plus rien Alors là tu auras fait du bien. Je sais, tu n'avais pas compris Que pour vivre heureux Il faut aimer la vie. Alors aides toi Et le Ciel t'aidera Alors aides toi Et tu verras...
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Le loup, l'aigle et l'homme L'aube froide se lève. Les hurlements des loups, invisibles mais omniprésents, résonnent vers les horizons brumeux. Bientôt toute la nature s'éveillera et débutera sa vie diurne. Le loup continura ses rondes, ses guets, ses chasses, ses jeux, ses siestes. Argâ est né il y a 24 ans dans les montagnes de l'Altaï, à l'ouest de la Mongolie, il appartient au peuple kazakh, et vit dans la yourte familiale en attendant de se marier un jour. Il fait partie de ces grandes et nobles familles de pasteurs nomades pour lesquelles l'aigle est traditionnellement une richesse et une arme de chasse qu'Argâ utilise dès que la famille a besoin de viande, ayant appris chaque geste depuis son enfance. Un compagnon, qui, sous le même toit que lui, mange de fines lamelles de viande et sommeille, un confident, qui aime tant la main lui lissant les plumes, fermement, doucement et inlassablement. Une fois le gibier débusqué à coups de lancers de cailloux, l'aigle, débarrassé de ses ½illères, quitte le poignet gainé de cuir pour s'envoler. Quelques loups s'abreuvent à un point d'eau et parmi eux des jeunes que l'aigle à vite repérés mais qu'il se garde bien d'attaquer car Argâ ne l'a pas dressé à tuer le loup, tout simplement. Il plane puis fond sur la proie, lièvre, renard ou marmotte. L'homme n'a plus qu'à retrouver l'aigle en sifflant, et l'aigle à guider l'homme en cris stridents, inséparables compagnons. Sans doute se fait-il tard. La nuit approche à pas de loups... loups qui hurlent dans l'Altaï, des montagnes à la steppe et de la terre vers le ciel. Ainsi vivent, dans certaines régions du monde, l'homme et l'animal en toute complicité.
La diane chantait dans les cours des casernes, Et le vent du matin soufflait sur les lanternes. C'était l'heure où l'essaim des rêves malfaisants Tord sur leurs oreillers les bruns adolescents ; Où, comme un œil sanglant qui palpite et qui bouge, La lampe sur le jour fait une tache rouge ; Où l'âme, sous le poids du corps revêche et lourd, Imite les combats de la lampe et du jour. Comme un visage en pleurs que les brises essuient, L'air est plein du frisson des choses qui s'enfuient, Et l'homme est las d'écrire et la femme d'aimer. Les maisons çà et là commençaient à fumer. Les femmes de plaisir, la paupière livide, Bouche ouverte, dormaient de leur sommeil stupide ; Les pauvresses, traînant leurs seins maigres et froids, Soufflaient sur leurs tisons et soufflaient sur leurs doigts. C'était l'heure où parmi le froid et la lésine S'aggravent les douleurs des femmes en gésine ; Comme un sanglot coupé par un sang écumeux Le chant du coq au loin déchirait l'air brumeux ; Une mer de brouillards baignait les édifices, Et les agonisants dans le fond des hospices Poussaient leur dernier râle en hoquets inégaux. Les débauchés rentraient, brisés par leurs travaux. L'aurore grelottante en robe rose et verte S'avançait lentement sur la Seine déserte, Et le sombre Paris, en se frottant les yeux, Empoignait ses outils, vieillard laborieux.