Premiers signes du Printemps - (Théophile Gautier)
18/03/2006 21:40 par tgv08
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Si tu veux être un homme Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir Ou perdre d'un seul coup le gain de cent parties Sans un geste et sans un soupir Si tu peux être amant sans être fou d'amour Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre Et te sentant haï sans haïr à ton tour Pourtant lutter et te défendre Si tu peux supporter d'entendre tes paroles Travesties par des gueux pour exciter des sots Et d'entendre mentir sur toi leurs bouches folles Sans mentir toi-même d'un seul mot Si tu peux rester digne en étant populaire Si tu peux rester peuple en conseillant les rois Et si tu peux aimer tous tes amis en frère Sans qu'aucun soit tout pour toi Si tu sais méditer observer et connaître Sans jamais devenir sceptique ou destructeur Rêver mais sans jamais laisser ton rêve être ton maître Penser sans n'être qu'un penseur Si tu peux être dur sans jamais être en rage Si tu peux être brave et jamais imprudent Si tu sais être bon si tu sais être sage Sans jamais être moral ni pédant Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite Et recevoir ces deux menteurs d'un même front Si tu peux conserver ton courage et ta tête Quand tous les autres les perdront Alors les rois, les dieux, la chance et la victoire Seront à tout jamais tes esclaves soumis Et ce qui vaut mieux que les rois et la gloire Tu seras un homme mon fils.



our j'ai offert
Mon Bel Amour
à Je crois entendre encore Caché au fond de moi Ta voix tendre et sonore Comme un chant Ô nuit enchanteresse Divin ravissement Oh souvenir charmant Folle ivresse, doux rêve Aux clartés des étoiles Je crois encore le voir Entr'ouvrir ses longues ailes Aux vents tièdes du soir Ô nuit enchanteresse Divin ravissement Oh souvenir charmant Folle ivresse, doux rêve!...
voir Lumiere
à du fond de la nuit continuer à croire, ESPOIR ! continuer à croire Lumière continuer à dessiner ses rêves dans l'obscurité que rien ne porte croire, croire à jamais ! alors Lumière sera alors étincelle fugitive, fragile dans caveau et crypte d'inconscience douleur de plomb ce passé qui te recouvre comme poussière grise comme toiles de folie chercher Lumière en toi alors tu verras légere, légere ! tu verras que la nuit n'était que ton regard et que les étoiles sont belles quand on aime de Coeur...
Nos pensées
à Si il y a une chose que l'on ne peut contrôler Ce sont nos pensées Parfois on se trouve méchant De penser du mal de certaines gens Un soir on sort avec notre amoureux, qu'on aime bien On en voit un autre et on pense, il me plairait certain Une de nos amies n'a pas de compagnon Alors on pense, elle n'a rien qui attire les garçons Nos parents sont des gens charmants Mais on les pense, vieux jeu très souvent Dans beaucoup de pays, il y a de la pauvreté On ne fait rien, mais on pense que les autres pourraient les aider Une de nos connaissances à la loterie a gagnée On pense pourquoi lui, moi aussi j'aurais aimé Normalement nos pensées on ne les dit jamais Mais aujourd'hui ce n'est pas ce que j'ai fait
Fin de gare, c'est le train qui part le quai se dissout. la machine s'ébranle, se charge se secoue, disparaît la gare, et nous vers où ? vers d'étranges marquises dont les cils révolus se profilent déjà au bout des rails nus, trônant de leur voilure, de leurs années sans teint, maîtresses en ces chemins, immuables ancrages, tendant au ciel leurs mâts trop courts, espérant encore... Tandis que résonnent de leurs tons sourds pas et roues, voix et cours, portes et foule, sifflet. Sous le faîte encornu de leurs toits houleux, nous obliquerons, peut-être... vers d'autres voies, d'autres cîmes, d'autres yeux, ces campagnes à l'infini et ces blés vibrants, ces pluies, leurs traces, et tous ces lieux qui nous accompagnent... On effleurera parfois, furtifs ou fugaces, de minces caractères à peine reconnus plaqués en blanc sur les panneaux bleus.