encore elle
07/01/2006 22:21 par tgv08
c est elle
07/01/2006 22:20 par tgv08
L' envol des anges
07/01/2006 21:59 par tgv08
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L' envol des anges
07/01/2006 21:59 par tgv08
L' envol des anges L'ombre est bleu et la nuit palpite d'ors tremblants Dans l'azur, on croit voir flotter des voiles blancs Qui frémissent au souffle onduleux du mystère. Les longs voiles traînants des anges de la terre Qui montent vers les cieux, sans fin, sans bruit, en une Ascension dont l'essor tremble au clair de lune. N'entends-tu pas dans l'infini, battre leurs ailes ? Les étoiles, au chant des sphères éternelles, Palpitent dans le vent de ces ailes rythmées, Qui lentement, parmi les ombres embaumées, Et le soleil immense et bleu de toutes choses, Eventent le silence et font pâmer les roses.
voyage au pays des fleurs
07/01/2006 21:32 par tgv08
L'amour caché
07/01/2006 19:32 par tgv08
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L'amour caché
07/01/2006 19:32 par tgv08
L'amour caché Mon âme a son secret, ma vie a son mystère Un amour éternel en un moment conçu : Le mal est sans espoir, aussi j'ai dû le taire, Et celle qui l'a fait n'en a jamais rien su. Hélas! j'aurai passé près d'elle inaperçu, Toujours à ses côtés et pourtant solitaire ; Et j'aurai jusqu'au bout fait mon temps sur la terre, N'osant rien demander et n'ayant rien reçu. Pour elle, quoique Dieu l'ait faite douce et tendre, Elle suit son chemin, distraite et sans entendre Ce murmure d'amour élevé sur ses pas. A l'austère devoir pieusement fidèle, Elle dira, lisant ces vers tout remplis d'elle : " Quelle est donc cette femme ? " Et ne comprendra pas !
Chant d'Automne
07/01/2006 17:32 par tgv08
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Chant d'Automne
07/01/2006 17:32 par tgv08
Chant d'Automne Bientôt nous plongerons dans les froides ténèbres ; J'écoute en frémissant chaque bûche qui tombe Tout l'hiver va entrer dans mon être : colère Mon esprit est pareil à la tour qui succombe J'aime de vos longs cheveux la lumière verdâtre, Douce beauté, mais tout aujourd'hui m'est amer, Et rien, ni votre amour, ni le boudoir, ni l'âtre, Ne me vaut le soleil rayonnant sur la mer. Et pourtant aimez-moi, tendre coeur ! Soyez mère, Même pour un ingrat, même pour un méchant ; Amante ou soeur soyez la douce éphémère D'un glorieux automne ou d'un soleil couchant. Courte tâche ! La tombe attend, elle est avide ! Ah ! laissez-moi mon front posé sur vos genoux, Goûter, en regrettant l'été blanc et torride, De l'arrière-saison le rayon jaune et doux !
Un lever de soleil
07/01/2006 17:26 par tgv08
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Un lever de soleil
07/01/2006 17:26 par tgv08
Un lever de soleil L'Orient jaillit comme un fleuve, La lumière coule à long flot, La terre lui sourit et le ciel s'en abreuve Et de ces cieux vieillis, l'aube sort aussi neuve Que l'aurore du jour, qui sortit du Très Haut. Et des pleurs de la nuit, le sillon boit la pluie, Et les lèvres de fleurs distillent leur encens, Et d'un sein plus léger l'homme aspire à la vie Quand un esprit divin vient englober ses sens. Notre terre éblouie du rayon qui la dore, Nage plus mollement dans l'élastique éther, Comme un léger nuage enlevé par l'aurore Plane avec majesté sur les vagues de l'air. Les pointes des forêts que les brises agitent, Bercent l'ombre et la fraîcheur pour le choeur des oiseaux ; Et le souffle léger des ondes pures qui palpitent Parfume en s'exhalant le lit voilé des eaux. Celui qui sait d'où vient l'aurore qui se lève, Ouvre ses yeux noyés d'allégresse et d'amour, Il reprend son fardeau que la vertu soulève S'élance, et dit " Marchons à la clarté du jour ! "
Soif d'un baiser
07/01/2006 17:18 par tgv08
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Soif d'un baiser
07/01/2006 17:18 par tgv08
Soif d'un baiser Comme une ville qui s'allume Et que le vent vient embraser, Tout mon coeur brûle et se consume, J'ai soif, oh ! j'ai soif d'un baiser. Baiser de la bouche et des lèvres Où notre amour vient se poser, Pleins de délices et de fièvres, Ah ! j'ai soif d'un baiser ! Baiser multiplié que l'homme Ne pourra jamais épuiser, O toi, que tout mon être nomme, J'ai soif, oui d'un baiser. Fruit doux où la lèvre s'amuse, Beau fruit qui rit de s'écraser, Qu'il se donne ou qu'il se refuse, Je veux vivre pour ce baiser. Baiser d'amour qui règne et sonne Au coeur battant à se briser, Qu'il se refuse ou qu'il donne Je veux mourir de ce baiser.
Le lac
07/01/2006 17:07 par tgv08
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Le lac
07/01/2006 17:07 par tgv08
Le lac Ainsi toujours poussés vers de nouveaux rivages, Dans la nuit éternelle emportés sans retour, Ne pourrons-nous jamais sur l'océan des âges Jeter l'ancre d'un seul jour ? O Lac ! l'année à peine a fini sa carrière Et près des flots chéris qu'elle devait revoir Regarde je viens seul m'asseoir sur cette pierre Où tu la vis s'asseoir ! Tu mugissais ainsi sous ces roches profondes, Ainsi tu te brisais sur leurs flancs déchirés, Ainsi le vent jetait l'écume de tes ondes Sur ses pieds adorés. Un soir t'en souvient-il ? nous voguions en silence ; On n'entendait au loin, sur l'onde et sous les cieux, Que le bruit des rameurs qui frappaient en cadence Tes flots harmonieux. Tout à coup des accents inconnus à la terre Du rivage charmé frappèrent les échos : Le flot attentif et la voix qui m'est chère Laissa tomber ces mots : O temps ! suspends ton vol, et vous heures propices ! Suspendez votre cours : Laissez-nous savourer les rapides délices Des plus beaux de nos jours ! Assez de malheureux ici-bas vous implorent, Coulez, coulez pour eux ; Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent, Oubliez les heureux. Mais je demande en vain quelques moments encore, Le temps m'échappe et fuit ; Je dis à cette nuit : sois plus lente et l'aurore Va dissiper la nuit " Aimons donc, aimons donc ! de l'heure fugitive, Hâtons-nous, jouissons ! L'homme n'a point de port, le temps n'a point de rive ; Il coule, et nous passons ! " Temps jaloux, se peut' il que ces moments d'ivresse Où l'amour à longs flots nous verse le bonheur, S'envolent loin de nous de la même vitesse Que les jours de malheur ? Eternité, néant, passé, sombres abîmes, Que faites-vous des jours que vous engloutissez ? Parlez : nous rendrez-vous ces extases sublimes Que vous nous ravissez ? O lac ! rochers muets ! grottes ! forêts obscures ! Vous, que le temps épargne ou qu'il peut rajeunir, Gardez de cette nuit, gardez belle nature, Au moins le souvenir ! Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire, Que les parfums légers de ton air embaumé, Que tout ce qu'on entend, l'on voit ou l'on respire, Tout dise : Ils ont aimé ! . ....