les plus belles villes du monde

19/11/2005 15:21 par tgv08

3 beaux films d'animations

19/11/2005 13:59 par tgv08

merci a ta sante

19/11/2005 09:48 par tgv08

  • merci a ta sante

    merci a ta sante

    19/11/2005 09:48 par tgv08

carte recue de mon amie claire merci a toi ma douce bisousss

tres belle chanson

18/11/2005 00:30 par tgv08

  • tres belle chanson

    tres belle chanson

    18/11/2005 00:30 par tgv08

photos de l'ile de ré ou parfois je passe mes vacances

17/11/2005 18:35 par tgv08

la vierge

17/11/2005 16:53 par tgv08

  • la vierge

    la vierge

    17/11/2005 16:53 par tgv08

Soleil et chair

16/11/2005 20:59 par tgv08

  • Soleil et chair

    Soleil et chair

    16/11/2005 20:59 par tgv08

 

Soleil et chair I Le Soleil, le foyer de tendresse et de vie, Verse l'amour brûlant à la terre ravie, Et, quand on est couché sur la vallée, on sent Que la terre est nubile et déborde de sang ; Que son immense sein, soulevé par une âme, Est d'amour comme Dieu, de chair comme la femme, Et qu'il renferme, gros de sève et de rayons, Le grand fourmillement de tous les embryons ! Et tout croît, et tout monte ! - Ô Vénus, ô Déesse ! Je regrette les temps de l'antique jeunesse, Des satyres lascifs, des faunes animaux, Dieux qui mordaient d'amour l'écorce des rameaux Et dans les nénuphars baisaient la Nymphe blonde ! Je regrette les temps où la sève du monde, L'eau du fleuve, le sang rose des arbres verts Dans les veines de Pan mettaient un univers ! Où le sol palpitait, vert, sous ses pieds de chèvre ; Où, baisant mollement le clair syrinx, sa lèvre Modulait sous le ciel le grand hymne d'amour ; Où, debout sur la plaine, il entendait autour Répondre à son appel la Nature vivante ; Où les arbres muets, berçant l'oiseau qui chante, La terre berçant l'homme, et tout l'Océan bleu Et tous les animaux aimaient, aimaient en Dieu ! Je regrette les temps de la grande Cybèle Qu'on disait parcourir, gigantesquement belle, Sur un grand char d'airain, les splendides cités ; Son double sein versait dans les immensités Le pur ruissellement de la vie infinie. L'Homme suçait, heureux, sa mamelle bénie, Comme un petit enfant, jouant sur ses genoux. - Parce qu'il était fort, l'Homme était chaste et doux. Misère ! Maintenant il dit : Je sais les choses, Et va, les yeux fermés et les oreille closes. - Et pourtant, plus de dieux ! plus de dieux ! l'Homme est Roi, L'Homme est Dieu ! Mais l'Amour, voilà la grande Foi ! Oh ! si l'homme puisait encore à ta mamelle, Grande mère des dieux et des hommes, Cybèle ; S'il n'avait pas laissé l'immortelle Astarté Qui jadis, émergeant dans l'immense clarté Des flots bleus, fleur de chair que la vague parfume, Montra son nombril rose où vint neiger l'écume, Et fit chanter, Déesse aux grands yeux noirs vainqueurs, Le rossignol aux bois et l'amour dans les coeurs ! II Je crois en toi ! Je crois en toi ! Divine mère, Aphrodite marine ! - Oh ! la route est amère Depuis que l'autre Dieu nous attelle à sa croix ; Chair, Marbre, Fleur, Vénus, c'est en toi que je crois ! - Oui, l'Homme est triste et laid, triste sous le ciel vaste. Il a des vêtements, parce qu'il n'est plus chaste, Parce qu'il a sali son fier buste de dieu, Et qu'il a rabougri, comme une idole au feu, Son corps Olympien aux servitudes sales ! Oui, même après la mort, dans les squelettes pâles Il veut vivre, insultant la première beauté ! - Et l'Idole où tu mis tant de virginité, Où tu divinisas notre argile, la Femme, Afin que l'Homme pût éclairer sa pauvre âme Et monter lentement, dans un immense amour, De la prison terrestre à la beauté du jour, La Femme ne sait plus même être Courtisane ! - C'est une bonne farce ! et le monde ricane Au nom doux et sacré de la grande Vénus ! III Si les temps revenaient, les temps qui sont venus ! - Car l'Homme a fini ! l'Homme a joué tous les rôles ! Au grand jour, fatigué de briser des idoles Il ressuscitera, libre de tous ses Dieux, Et, comme il est du ciel, il scrutera les cieux ! L'idéal, la pensée invincible, éternelle, Tout ; le dieu qui vit, sous son argile charnelle, Montera, montera, brûlera sous son front ! Et quand tu le verras sonder tout l'horizon, Contempteur des vieux jougs, libre de toute crainte, Tu viendras lui donner la Rédemption sainte ! - Splendide, radieuse, au sein des grandes mers Tu surgiras, jetant sur le vaste Univers L'Amour infini dans un infini sourire ! Le Monde vibrera comme une immense lyre Dans le frémissement d'un immense baiser ! - Le Monde a soif d'amour : tu viendras l'apaiser. .................................................... Ô ! L'Homme a relevé sa tête libre et fière ! Et le rayon soudain de la beauté première Fait palpiter le dieu dans l'autel de la chair ! Heureux du bien présent, pâle du mal souffert, L'Homme veut tout sonder, - et savoir ! La Pensée, La cavale longtemps, si longtemps oppressée S'élance de son front ! Elle saura Pourquoi !... Qu'elle bondisse libre, et l'Homme aura la Foi ! - Pourquoi l'azur muet et l'espace insondable ? Pourquoi les astres d'or fourmillant comme un sable ? Si l'on montait toujours, que verrait-on là-haut ? Un Pasteur mène-t-il cet immense troupeau De mondes cheminant dans l'horreur de l'espace ? Et tous ces mondes-là, que l'éther vaste embrasse, Vibrent-ils aux accents d'une éternelle voix ? - Et l'Homme, peut-il voir ? peut-il dire : Je crois ? La voix de la pensée est-elle plus qu'un rêve ? Si l'homme naît si tôt, si la vie est si brève, D'où vient-il ? Sombre-t-il dans l'Océan profond Des Germes, des Foetus, des Embryons, au fond De l'immense Creuset d'où la Mère-Nature Le ressuscitera, vivante créature, Pour aimer dans la rose, et croître dans les blés ?... Nous ne pouvons savoir ! - Nous sommes accablés D'un manteau d'ignorance et d'étroites chimères ! Singes d'hommes tombés de la vulve des mères, Notre pâle raison nous cache l'infini ! Nous voulons regarder : - le Doute nous punit ! Le doute, morne oiseau, nous frappe de son aile... - Et l'horizon s'enfuit d'une fuite éternelle !... ....................................................... Le grand ciel est ouvert ! les mystères sont morts Devant l'Homme, debout, qui croise ses bras forts Dans l'immense splendeur de la riche nature ! Il chante... et le bois chante, et le fleuve murmure Un chant plein de bonheur qui monte vers le jour !... - C'est la Rédemption ! c'est l'amour ! c'est l'amour !... ........................................................ IV Ô splendeur de la chair ! ô splendeur idéale ! Ô renouveau d'amour, aurore triomphale Où, courbant à leurs pieds les Dieux et les Héros, Kallipyge la blanche et le petit Éros Effleureront, couverts de la neige des roses, Les femmes et les fleurs sous leurs beaux pieds écloses ! - Ô grande Ariadné, qui jette tes sanglots Sur la rive, en voyant fuir là-bas sur les flots, Blanche sous le soleil, la voile de Thésée, Ô douce vierge enfant qu'une nuit a brisée, Tais-toi ! Sur son char d'or brodé de noirs raisins, Lysios, promené dans les champs Phrygiens Par les tigres lascifs et les panthères rousses, Le long des fleuves bleus rougit les sombres mousses. - Zeus, Taureau, sur son cou berce comme une enfant Le corps nu d'Europé, qui jette son bras blanc Au cou nerveux du Dieu frissonnant dans la vague. Il tourne lentement vers elle son oeil vague ; Elle, laisse traîner sa pâle joue en fleur Au front de Zeus ; ses yeux sont fermés ; elle meurt Dans un divin baiser, et le flot qui murmure De son écume d'or fleurit sa chevelure. - Entre le laurier-rose et le lotus jaseur Glisse amoureusement le grand Cygne rêveur Embrassant la Léda des blancheurs de son aile ; - Et tandis que Cypris passe, étrangement belle, Et, cambrant les rondeurs splendides de ses reins, Étale fièrement l'or de ses larges seins Et son ventre neigeux brodé de mousse noire, - Héraclès, le Dompteur, qui, comme d'une gloire Fort, ceint son vaste corps de la peau du lion, S'avance, front terrible et doux, à l'horizon ! Par la lune d'été vaguement éclairée, Debout, nue, et rêvant dans sa pâleur dorée Que tache le flot lourd de ses longs cheveux bleus, Dans la clairière sombre, où la mousse s'étoile, La Dryade regarde au ciel silencieux... - La blanche Séléné laisse flotter son voile, Craintive, sur les pieds du bel Endymion, Et lui jette un baiser dans un pâle rayon... - La Source pleure au loin dans une longue extase... C'est la nymphe qui rêve, un coude sur son vase, Au beau jeune homme blanc que son onde a pressé. - Une brise d'amour dans la nuit a passé, Et, dans les bois sacrés, dans l'horreur des grands arbres, Majestueusement debout, les sombres Marbres, Les Dieux, au front desquels le Bouvreuil fait son nid, - Les Dieux écoutent l'homme et le Monde infini ! 29 avril 1870. Arthur Rimbaud

l heure vous est offerte par tgv08

16/11/2005 16:47 par tgv08

PAROLES DE FELIX LECREC

16/11/2005 16:19 par tgv08

  • PAROLES DE FELIX LECREC

    PAROLES DE FELIX LECREC

    16/11/2005 16:19 par tgv08

" Je n'ai pas vu toutes les merveilles du monde
Et j'ai sûrement vu la plus belle et c'est mon pays
Où que je sois sur terre
Je l'emporte dans ma guitare. "
Félix Leclerc

orchidée offerte par mon amie claire

16/11/2005 13:14 par tgv08

  • orchidée offerte par mon amie claire

    orchidée offerte par mon amie claire

    16/11/2005 13:14 par tgv08

 

Il était une fois... On pense que l'Orchidée est apparue au jurassique, il y a 120 millions d'années quand la Pangée (continent originel) se disloqua. Les plaques s'éloignant, les Orchidées se dispersèrent dans le monde entier. La famille des Orchidées est la plus importante du monde végétal, plus de 35 000 espèces. La réputation des Orchidées commence à l'Antiquité et au Moyen-Age pour leurs vertus médicinales et aphrodisiaques, réputation plus superstitieuse que réelle. Dioscoride, physicien grec (1er siècle ap. JC.), confirme cette superstition dans son livre "Materia Medica" ne voulant pas remettre en question la sagesse des anciens grecs. Cette idée est encore soutenue avec Hieronyme Bock (16è siècle), Athanasuis Kircher et Parkinson (17è siècle). Ce n'est qu'au 18è siècle que naît la botanique en tant que science et qu'on assiste à la classification des végétaux. Carolus Linné distingue les Orchidées des autres plantes en 1737 mais les classifie toutes sous le genre : Epidendrum. Au commencement... Les toutes premières Orchidées exotiques apparaissent en Europe au 16è siècle, ramenées par des marins comme cadeaux pour leur dames ou pour eux-mêmes à des fins scientifiques : en 1733 sont importés en Angleterre Bletia verecunda en provenance des Bahamas, puis des Caraïbes en 1760 Epidendrum rigidum et en 1765 plusieurs espèces de Vanille. C'est en 1768 qu'a lieu la première expédition pour une grande collecte de plantes sous le commandement de James Cook. La première fleur tropicale est alors introduite en Europe. Il s'agit de Brassavola nodosa originaire de Curaçao qui ne connut pas trop de succès. En 1778 le territoire asiatique est exploré. Phaius grandifolius et Cymbidium ensifolium sont importés de Chine. En 1789 le célèbre navire britannique Le Bounty échoue dans une sombre mutinerie, mais en 1793 le navire Providence réussit à ramener 15 espèces d'Orchidées, dont Oncidium altissimum, Oncidium carthaginense, Lycaste baringtoniae, Epidendrum ciliaire... etc, mais toutes sont classées encore sous le genre Epidendrum.