je vois
02/11/2010 10:44 par tgv08
Merci a toutes et a tous pour m avoir souhaité mon anniversaire le 14 novembre, .. A Toutes et à tous celles et ceux qui ont eu cette délicate pensée,j'adresse, l'assurance de mon estime et de mes remerciements chaleureux.
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Il est neuf heures du soir. dans le petit café, Escartefigue, Panisse, César et M. Brun sont assis autour d'une table. Il jouent à la manille. Autour d'eux, sur le parquet, deux rangs de bouteilles vides. Au comptoir, le chauffeur du ferry-boat, déguisé en garçon de café, mais aussi sale que jamais.
(Quand le rideau se lève, Escartefigue regarde son jeu intensément, et, perplexe, se gratte la tête. Tous attendent sa décision.)
Eh bien quoi ? C'est à toi !
Je le sais bien. Mais j'hésite …
(Il se gratte la tête. Un client de la terrasse frappe sur la table de marbre.)
Hé, l'extra ! On frappe !
(Le chauffeur tressaille et crie)
Voilà ! Voilà !
(Il saisit un plateau vide, jette une serviette sur son épaule et s'élance vers la terrasse.)
Tu ne vas pas hésiter jusqu'à demain !
Allons, capitaine, nous vous attendons !
(Escartefigue se décide soudain. Il prend une carte, lève le bras pour la jeter sur le tapis, puis, brusquement, il la remet dans son jeu.)
C'est que la chose est importante ! (à César) Ils ont trente-deux et nous, combien nous avons ?
(César jette un coup d'œil sur les jetons en os qui sont près de lui, sur le tapis.)
Trente.
Nous allons en trente-quatre.
C'est ce coup-ci que la partie se gagne ou se perd.
C'est pour ça que je me demande si Panisse coupe à cœur.
Si tu avais surveillé le jeu, tu le saurais.
Eh bien, dis donc, ne vous gênez plus ! Montre-lui ton jeu puisque tu y es !
Je ne lui montre pas mon jeu. Je ne lui ai donné aucun renseignement.
En tous cas, nous jouons à la muette, il est défendu de parler.
Et si c'était une partie de championnat, tu serais déjà disqualifié.
J'en ai souvent vu des championnats. J'en ai vu plus de dix. Je n'y ai jamais vu une figure comme la tienne.
Toi, tu es perdu. Les injures de ton agonie ne peuvent pas toucher ton vainqueur.
Tu es beau. Tu ressembles à la statue de Victor Gélu.
Oui, et je me demande toujours s'il coupe à cœur.
(A la dérobée, César fait un signe qu'Escartefigue ne voit pas, mais que Panisse a surpris.)
Et je te prie de ne pas faire de signes.
Moi je lui fais des signes ? Je bats la mesure.
Tu ne dois regarder qu'une seule chose : ton jeu. (à Escartefigue) Et toi aussi.
Bon. (Il baisse les yeux vers ses cartes.)
Si tu continues à faire des grimaces, je fous les cartes en l'air et je rentre chez moi.
Ne vous fâchez pas, Panisse. Ils sont cuits.
Moi, je connais très bien le jeu de manille, et je n'hésiterais pas une seconde si j'avais la certitude que Panisse coupe à cœur.
Je t'ai déjà dit qu'on ne doit pas parler, même pour dire bonjour à un ami.
Je ne dis bonjour à personne. Je réfléchis à haute voix.
Eh bien ! Réfléchis en silence … (César continue ses signaux) Et ils se font encore des signes ! Monsieur Brun, surveillez Escartefigue, moi, je surveille César.
(Un silence. Puis César parle sur un ton mélancolique.)
Tu te rends compte comme c'est humiliant ce que tu fais là ? Tu me surveilles comme un tricheur. Réellement, ce n'est pas bien de ta part. Non, ce n'est pas bien.
Allons, César, je t'ai fait de la peine ?
Quand tu me parles sur ce ton, quand tu m'espinches comme si j'étais un scélérat … Je ne dis pas que je vais pleurer, non, mais moralement, tu me fends le cœur.
Allons, César, ne prends pas ça au tragique !
C'est peut-être que sans en avoir l'air, je suis trop sentimental. (à Escartefigue) A moi, il me fends le cœur. Et à toi, il ne te fait rien ?
Moi, il ne m'a rien dit.
O Bonne Mère ! Vous entendez ça !
(Escartefigue pousse un cri de triomphe. Il vient enfin de comprendre, et il jette une carte sur le tapis. Panisse le regarde, regarde César, puis se lève brusquement, plein de fureur.)
Est-ce que tu me prends pour un imbécile ? Tu as dit : "Il nous fend le cœur" pour faire comprendre que je coupe à cœur. Et alors, il joue cœur, parbleu !
(César prend un air innocent et surpris.)
Tiens, les voilà tes cartes, tricheur, hypocrite ! Je ne joue pas avec un Grec ; siou pas plus fada qué tu, sas ! Foou pas mi prendré per un aoutré ! (Il se frappe la poitrine.) Siou mestré Panisse, et siès pas pron fin per m'aganta !




















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Un laboureur entend un bruit bizarre sous le soc de sa charrue.
Il va voir, et déterre un coffre rempli de pièces d'or.
Une fortune pour lui ! Il l'enterre au fond de son jardin. Qu'en
faire ? Il imagine quantité d'achats possible et décide finalement...
de ne rien décider. Ce coffre de pièce d'or, ce trésor sera sa
sécurité en cas de coup dur.
Et cette sécurité change son caractère : de tendu, le voilà relaxé,
de grincheux il devient aimable, d'intolérant il devient tolérant...
... Il vit une belle vie, heureuse, sachant que quoiqu'il lui
arrive de matériel, il pourra faire face.
Sa dernière heure arrive, avant d'expirer, il réunit autour de lui
ses enfants et leur livre son secret. Puis il meurt.
Le lendemain, ils creusent à l'endroit indiqué, et trouvent le
coffre,
mais... il est VIDE !
Le laboureur s'était fait voler son or des dizaines d'années
auparavant !
Ce qui est intéressant dans cette histoire, c'est de voir que
ce n'est pas le fait d'être riche qui lui donnait de la sécurité
et du bonheur, mais l'IDEE qu'il en avait.
Non pas le fait lui-même mais son interprétation.
Lorsque vous avez une idée qui vous fait du mal, pensez à cette
histoire. Est-ce vraiment le fait lui-même qui vous fait du mal,
ou les pensées que vous lui accordez ?
"Attention aux petites dépenses: une petite fuite fait sombrer
un grand navire."
Benjamin Franklin
"Si vous ne recevez pas de compliment, offrez-vous en un."
Mark Twain









